Gaston Blutt : un clown très Phil ar Monique !

                         S'il grelotte, ce n'est pas en raison de la pluie et du vent qui se sont abattus sur Crozon pour la foire aux affaires, mais en raison des clochettes qui pendouillent de son costume. Gaston Blutt n'est pas un clown ordinaire, c'est un clown musical. Depuis que Coluche avait joué du violon avec des gants de boxe, on ne croyait pas l'exploit réitéré. Pourtant,  jeudi, un homme orchestre assez spécial jouait du saxophone avec des manchons : des espèces de grosses moufles à tête de marionnettes répondant au nom de Phil et Monique. C'est donc un orchestre très « Phil ar Monique » qui s'est produit place de l'Église pour la grande joie des enfants.
Gaston Blutt, devait, malgré le mauvais temps, maintenir coûte que coûte l'animation. Il assure depuis sept ans des spectacles et depuis l'an dernier des animations de rue. Originaire de Morlaix, il travaillait auparavant comme animateur dans un village-vacances. C'est là qu'il a mis au point son spectacle et son système musical très « système D ».
Son habillage : un vrai cirque !
Ancien joueur de jazz, son originalité d'homme-orchestre, outre le fait d'être en même temps clown, est de jouer du saxophone. Son orchestre est composé d'une grosse caisse avec Charleston, de poët-poët et autres clairons ou d'un ratelier où figurent moult sortes de sifflets. Il joue d’une quinzaine d’ instruments différents.
Son accoutrement étant pesant et ses instruments volumineux, son habillage est un vrai cirque !
D'autant plus qu'il ne bénéficie pas toujours de cuisines de cafés comme loge où se préparer. « Si je mets un instrument avant un autre, je suis foutu » dit-il.
Gaston le bluteur
Gaston Blutt joue essentiellement des musiques de cirque, de films ou de dessins animés, mais sonmétier est aussi de faire rire les enfants. « Le clown est le rire sans la vulgarité ni l'agressivité, j'y tiens beaucoup » dit-il. Pour les curieux, son pseudonyme « Blutt » lui vient d'une contrepèterie d'un de ses numéros, où des bulles de savon sortaient de ses flûtes.
« Des bulles dans mes flûtes sont devenues des bluttes dans ma fulle » explique-t-il. Bluter, c'est tamiser la farine pour la séparer du son. Gaston Blutt le fait avec des notes : quoi de plus normal ?

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